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mardi 18 février 2014

L’ARCHITECTURE

FACTEURS CULTURELS INFLUANT DIRECTEMENT L’ARCHITECTURE


1. La théologie royale

Toute l’architecture religieuse est un monopole du roi, lequel, en théorie, construit les temples, assure le culte des idoles et en recueille les fruits sous la forme d’une vie longue et prospère.
Le roi s’érige lui-même en divinité étonnamment privée de pouvoirs surnaturels directs, article de foi et mystère, base des conceptions politiques et religieuses.
Pour l’expliquer, une théologie royale est élaborée portant aussi bien sur la personne du roi que sur sa destinée dans l’autre monde.
Le roi est identifié aux idoles, identification qui fait du roi "le corps du Dieu", sa statue vivante.
De plus, le roi est aussi fils de chacun des dieux et c’est en tant que tel qu’il leurs construit des temples.
La synthèse de ces deux notions de divinité est présentée dans la théologie funéraire, origine de la trinité des cultes égyptiens et des croyances qui vont suivre jusqu’aux Byzantins.

Fils et successeur des dieux, le roi est l’intermédiaire entre le ciel et les hommes et de ses rapports avec les dieux dépendent l’état du pays puisque "quand le roi va, tout va".
Cela signifie que tous les bienfaits collectifs passent par le roi et que les idoles ne puissent intervenir en faveur d’un individu.
Cette théologie et sa transformation sont capitales pour la compréhension de l’histoire de l’architecture, se répercutant sur le plan des monuments, sur leur nature et leur aspect.
La pyramide est un temple la façon de la Basse Égypte avant l’unification, d’aspect sédentaire.
La tombe creusée dans la montagne présente la façon de la Haute Égypte avant l’unification, d’aspect nomade.
Ces changements sont introduits par d’importantes modifications dans la théologie royale s’apparentant à un aspect nostalgique sédentaire ou nomade.

2. Le culte et la vie des temples

Le roi a la charge d’assurer à l’Égypte la prospérité et le maintien de l’ordre cosmique, à travers une bonne administration et à travers le culte célébré dans les temples.
Sa présence et son action sont assurées par les reliefs qui, sur les murs des temples, le représentent officiant.
Les prêtres sont de simples citoyens qui, tenus à une certaine discipline un mois sur quatre ou cinq, viennent servir les dieux.
Seuls les chefs des principaux temples servent "à plein temps" en cumulant d’importantes charges administratives.
Leurs charges, transmissibles de père en fils, restent toujours à la disposition du Roi.
Les principaux temples sont de véritables villes avec habitations, ateliers, bâtiments administratifs, écoles et bibliothèques.
Dans un temple il y’ avait en général deux statues du principal dieu : l’une fixe, objet du culte quotidien, l’autre, de petite dimension, pouvait être portée en procession.

3. L’architecte/bâtisseur de l’Ancienne Égypte

IMHOTEP a laissé une relation écrite des rites accompagnant la fondation du temple d’Edfou.
Les temples de la basse Epoque portent des bas-reliefs qui attestent la continuité de cette institution.
La conception d’un nouveau temple supposait une connaissance approfondie du système théologique tout entier, de la nature des la divinités ainsi que des cérémonies rituelles correspondantes.
Cette conception pouvait être concrétisée par un groupe de théologiens sous la forme d’un plan qui était visé par le roi.
Les bâtiments des temples tardifs se sont servis de plans anciens et d’un texte écrit par IMHOTEP.
Les noms de très nombreux architectes de toutes les grandes époques de l’histoire pharaonique ont été transmis dans leurs épitaphes.
Les concepteurs de l’espace furent plutôt des bâtisseurs, maîtres du corps des bâtiments possédant en fait le titre de conducteur de tous les travaux royaux cumulant fréquemment cette fonction avec celle de premier ministre.
Sous le Nouvel Empire, les bâtisseurs commençaient leur formation dans l’administration en tant que scribes des recrues, ce qui indique la prépondérance des tâches d’organisation.
Quelques documents, datant du Moyen Empire, nous renseignent sur le niveau atteint par les mathématiques égyptiennes.
Ces documents ne sont pas des traités systématiques, mais des séries de problèmes avec solution.
Les Grecs tenaient la science égyptienne en haute estime.
Dans le milieu savant et fermé des temples de la Basse Epoque les mathématiques été l’objet de nouveaux progrès et de spéculations plus abstraites.
L’étude des pyramides invite à penser que les Egyptiens avaient étudié les particularités géométriques de certaines figures simples.

4. L’organisation des chantiers

Le temple de Medinet Habou à un volume inférieur à 40.000m3 soit une moyenne quotidienne de 15m3correspondant à l’apport d’une vingtaine de blocs moyens.
Ce chiffre suffit à montrer que le chantier ne nécessitait pas une main-d’œuvre d’un total approximatif d’un millier, or le village des ouvriers ne comprend 70 foyers environ.
Les listes partielles d’ouvriers employés citent rarement des chiffres supérieurs à 200.
Pour les pyramides, il ne s’agit de 2 millions au moins pour la grande pyramide : les estimations tentées vont de 20.000 à 40.000 hommes environ.
La situation sociale des spécialistes leur permettait de se payer et étaient bien logés.
Les deux principales sources de la main-d’œuvre étaient l’armée et la corvée.
Le travail été imposé à des colonies installées en Égypte de gré ou de force.
Il n’existait aucun organisme centralisateur ni un "ministère des travaux publics".
Les branches de l’administration étaient coordonnées par des chefs des travaux, hauts fonctionnaires ou chefs de l’armée, remplissant les rôles cumulés de l’architecte, de l’ingénieur et de l’entrepreneur.
Pour la construction des pyramides, les ouvriers travaillaient par roulement de mois en mois.
Les chantiers étaient divisés en deux ou quatre secteurs dans lesquels sont répartis les ouvriers.
Une comptabilité bureaucratique était établie à tous les échelons du travail et es activités du chantier étaient consignées sur des papyrus… 

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